Ce qu'on a appris du Roi Lion

juin 02, 2020

Ce qu'on a appris du Roi Lion

Si Mufasa m’a appris une chose, c’est bien le cycle de la vie. Je l’ai chanté à tue-tête en français, en anglais. (Désolé à tous ceux qui ont dû endurer mon pas-talent de chanteur, je n’étais malheureusement pas un Francis Martin.) Le cycle de la vie. Un fragile équilibre où chaque chose a sa place, et où chacun est important. Un équilibre qu’il faut respecter. Mais a-t-on vraiment compris le message que le film voulait véhiculer? Et surtout, l’avons-nous mis en pratique?

On remarque aujourd’hui que les adeptes de Scar (le frère de Mufasa, le Méchant, le Mauvais, le Malin, le Côté obscur de la Force, bref, le Maudit sale) semblent avoir pris le contrôle du Circle of life tant évoqué par Elton John. Serions-nous tous des adeptes de Scar? Parce que trop souvent, on s’en fout du cycle. L’important, c’est de surconsommer, sans penser aux autres, sans penser aux conséquences. Vous vous souvenez lorsque Scar devient roi? Le royaume devient gris et austère. Ça ressemble un peu à ça notre système.

On a juste à penser aux sweat shop au Bangladesh qui font travailler des enfants. On a juste à penser aux pêcheurs de crevettes birmans en Thaïlande qui sont des esclaves. On a juste à penser aux camps de rééducation des Ouïghours en Chine. Tout ça pour notre confort. Nos t-shirts, nos crevettes, nos souliers.

On oublie le cycle, on oublie l’équilibre, on oublie nos valeurs humaines. On oublie l’enseignement de Mufasa. On commande sur Amazon sans vraiment se soucier des conditions humaines. On vénère les multinationales, sans vraiment comprendre les enjeux qui nous sont dissimulés, sans se poser de réelles questions sur la mission et les valeurs de ces entreprises. On oublie surtout leurs impacts négatifs dans le cycle de plusieurs communautés.

Dans les communautés artisanales, l’équilibre du cycle de production est vital. Une production trop élevée et inhumaine détruira l’écosystème et les gens seront forcés de survivre dans les conditions précaires imposées par les multinationales. La grande pauvreté qui subsiste partout dans le monde offre à ces grandes entreprises un bassin de main-d’œuvre inépuisable, ce qui leur permet de produire des objets à des coûts minimes pour les revendre à des prix indécents. La richesse n’est jamais redistribuée aux maillons de la chaîne d’approvisionnement. Peut-être y aura-t-il un peu de philanthropie, pour créer une image favorable de l’entreprise. Mais on n’est pas dupes, on comprend qu’ils sont la cause du problème, et que leur philanthropie n’est qu’accessoire. 

Vous trouvez que le commerce responsable coûte cher? Vous avez effectivement raison, mais à court terme seulement. Car on y gagne tous à long terme. 

Prenons comme exemple la chaîne de confection d’un tapis en laine de Saison indienne. Il y a d’abord l’éleveur de bétail, qui vend sa laine à la juste valeur. Il a embauché des tondeurs et leur a offert un juste salaire. La laine est ensuite distribuée aux fileuses de laine, qui sont, elles aussi, payées équitablement. Puis les ballots de laine sont vendus aux teinturiers. La laine teinte est ensuite achetée par les tisserands, qui passent plusieurs jours à tisser un beau tapis de laine super cosy et nous le vendent à un prix qu’ils jugent acceptable et qui reflète leurs efforts. Une grande partie des profits de Saison indienne seront par la suite réinvestis dans ce cycle organique. Un tapis de Saison indienne ne fait pas seulement vivre le tisserand, mais toute la chaîne d’artisans. Et comme il n’y a pas de surproduction, ça donne un petit break à la planète!

Dans notre chaîne d’approvisionnement, tout le monde a été bien payé. On a travaillé avec une ONG juste pour s’assurer de ça. Afin que le cycle continue. Nos partenaires vont produire selon leurs capacités, afin de ne pas fucker l’approvisionnement. Afin de ne pas mettre trop de pression sur l’humain. Afin qu’ils puissent, eux aussi, profiter d’un peu de confort bien mérité. 

J’ai fait des recherches sur l’Univers du Roi Lion a.k.a The Lion King Universe (oui, parfois, j’ai du temps à perdre et je me cherche une vie), et j’ai découvert que le vrai nom de Scar est Taka, ce qui veut dire en swahili « déchets ». Je me rends compte que le Roi Lion a voulu nous passer un message, mais ça n’a pas trop marché.

Nous devons réapprendre à consommer responsablement et à comprendre le cycle d’approvisionnement, de fabrication et de distribution. Il faut que le cycle de la vie, le cycle organique, puisse continuer afin de préserver la beauté de la planète et de l’humanité. Disons que notre consommation devrait ressembler à celle de Timon et Pumbaa : Hakunah Matata.

Hakunah Matata, quelle phrase magnifique, ces mots signifient que tu vivras ta vie sans aucun souci! (Avouez que vous venez de chanter cette phrase-là dans votre tête…) Personnellement, notre consommation actuelle me fait peur et me donne des soucis. Je ne dis pas qu’il faut arrêter drastiquement de consommer. Mais il faudrait faire avec ce qu’on a, réutiliser, revaloriser et, de grâce, consommer d’une manière réfléchie et responsable lorsqu’on achète neuf.

Bref, on a fait comme Simba. On a laissé Scar prendre le contrôle. Mais on a compris grâce à Timon et Pumbaa qu’il faut reprendre les choses en main pour que le cycle de la vie enseigné par Mufasa reprenne ses droits. 

J’espère qu’on va s’en souvenir du Roi Lion, pour vrai cette fois-ci, pour la suite du monde!






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